Le varroa destructor

 

Varroa destructor

 

Origine

 Le varroa (Varroa destructor) est un acarien parasite de l'abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes.

 Il est originaire de l'Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens d'une espèce d'abeilles qui résiste à ses attaques ( Apis cerana ), contrairement à l'abeille domestique européenne (Apis mellifera).

Ce parasite provoque des pertes économiques importantes en apiculture et il est une des causes de la diminution du nombre d'abeilles.

Morphologie

 Le varroa ressemble à un petit crabe aplati, de couleur rouge, mesurant de 1 à 1,8 mm de long sur 1,5 à 2 mm de large. Les pattes sont courtes, le corps est recouvert de nombreuses soies. 

Cycle de vie

 La femelle varroa pond ses œufs dans une cellule occupée par une larve d'abeille. Les œufs qui ont été fertilisés par le mâle varroa deviendront des femelles tandis que les œufs non fertilisés produiront des mâles.

Les larves se nourrissent de la nourriture apporté à la larve d'abeille. Les femelles atteignent l'âge adulte en 7 à 9 jours.

 Elles pourront ensuite attaquer l'abeille et se nourrir de son hémolymphe ( sang de l'abeille ).

Les mâles atteignent l'âge adulte en 5 à 7 jours, mais ceux-ci ne peuvent se nourrir de l'hémolymphe de l'abeille et dépendent donc totalement de la nourriture de l'abeille.

 Avant que l'abeille ne sorte de la cellule, les mâles varroa doivent féconder les femelles.

 Les mâles meurent ensuite par manque de nourriture.

 Par contre, les femelles survivent et se déplacent dans la ruche en s'accrochant aux abeilles et aux faux-bourdons.

Le varroa peut ensuite être facilement transporté par les abeilles d'une colonie à l'autre.

Se débarrasser du varroa

 Le premier traitement avec du tymovar, dès le retrait des hausses à miels fin juillet (dans la région de verviers), ainsi que le second traitement fin novembre début décembre, (lorsqu'il n'y a plus de couvain) à l’acide oxalique (produit agréé, « OXUVAR).

Ce sont actuellement les deux seuls médicaments autorisés en Belgique.

On ne connaît pas, à l'heure actuelle, de molécule permettant de s'en dépêtrer totalement mais on utilise avec plus ou moins de succès des moyens biothechniques ( élimination de couvains à mâles operculés au printemps ) .

   

 

  

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